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Les humains qui hibernent pour voyager dans l’espace sont un classique des films de science-fiction, à l’image des personnages de la saga Alien ou de Chris Pratt et Jennifer Lawrence dans Passengers. Mais, et là ce n’est plus du cinéma, la NASA a l’ambition d’envoyer des astronautes sur Mars dès les années 2030. Plonger les humains en mode hibernation pourrait être le moyen d’y parvenir, c’est pourquoi l’Agence américaine et l’Agence spatiale européenne (ESA) soutiennent des études comme celle de Clifton Callaway. Un état d’hibernation semblable à celui de l’ours pourrait, en théorie, aider les astronautes à sommeiller pour tromper l’ennui lors des interminables voyages spatiaux et limiter les confl its entre membres d’équipage.
Leur métabolisme au ralenti permettrait aussi de réduire la cargaison : les missions nécessiteraient moins de nourriture et d’oxygène à transporter, et par conséquent moins de carburant. La recherche financée par les agences spatiales s’interroge aussi pour savoir si ralentir le métabolisme d’une personne réduit l’impact des radiations nocives pour sa santé. Elles sont en e et jusqu’à 200 fois plus importantes que sur Terre et représentent l’un des plus gros obstacles au voyage sur Mars,
Mais les scientifi ques n’étudient pas l’hibernation juste pour pouvoir expédier les astronautes toujours plus loin dans l’espace. Ses superpouvoirs physiologiques pourraient aussi sauver de nombreuses vies ici sur Terre. La clé ? Percer les secrets des mystérieux bouleversements qui font basculer les animaux dans l’hibernation : un état de dormance réversible caractérisé par une léthargie extrême, une température corporelle plus basse et un métabolisme au repos, accompagné d’une multitude d’autres changements remarquables.
